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Enregistrer au format PDF Le Printemps des Historiens 2012


Ce cycle de conférences a pour objectif de permettre une rencontre entre le grand public et de jeunes historiens (doctorants pour la plupart), qui trouvent ainsi l’opportunité de présenter au plus grand nombre leur sujet de recherches. Le cycle de l’année 2012 sera principalement consacré à l’histoire contemporaine espagnole.

 

 

Le Printemps des Historiens

 

CYCLE DE CONFERENCES

 

Durant le printemps, le Service Patrimoine de la Communauté de Communes du Canton d’Oust propose un cycle de conférences consacré aux jeunes historiens et à l’actualité de la recherche en histoire, axé cette année sur l’Espagne. Les conférences ont lieu le vendredi soir à 18h30 à la Maison du Haut-Salat à Seix. Entrée libre.

 

 

Vendredi 13 avril

 

Aurélie Denoyer, L’exil comme patrie. Les réfugiés politiques dans le bloc de l’Est : le cas des communistes espagnols en RDA

 

L’accueil de communistes espagnols en RDA suite à leur expulsion de France en 1950 est un fait peu connu aussi bien du grand public que des historiens. Afin d’éclairer non seulement les causes mais également les conséquences de cet exil, cette contribution présentera la politique française à l’égard des communistes étrangers réfugiés sur son territoire à l’aune de la guerre froide, l’accueil de ces réfugiés de l’autre côté du rideau de fer ainsi que l’impact de l’expérience de l’exil sur leur construction identitaire.

 

Aurélie Denoyer est doctorante en cinquième année d’histoire contemporaine aux Universités de Paris-Est, Potsdam et au Centre Marc Bloch (Berlin). Sa thèse, sous la direction de Fabienne Bock et de Thomas Lindenberger, s’intitule « L’exil comme patrie. Les réfugiés communistes espagnols en RDA : Trajectoires individuelles, histoire collective ».

 

Vendredi 13 avril, 18h30, salle de cinéma de la Maison du Haut-Salat à Seix, entrée libre. 

 

 

Vendredi 27 avril

 

Maëlle Maugendre et Mickaël Foucault, présentation et projection du film A posteriori

 

Soixante-dix ans après, Émilio et François, deux anciens réfugiés espagnols évoquent les diverses étapes qui ont marqué leur exil en France : le passage de la frontière en 1939, leurs internements successifs dans les camps, leur participation à la Résistance et leur
intégration dans la société française. Émilio se déplace à travers ces lieux de mémoire, ou ce qu’il en reste, et nous conte par bribes les souvenirs qu’il en a. François, le deuxième personnage du film, est absent. Pour quelle raison n’est-il pas venu ? Nous ne le saurons pas, mais une voix racontant son histoire nous accompagne tout au long du film. Une voix qui résonne avec celle d’Émilio, mais qui parfois s’en écarte, jusqu’à la dissonance.

 

A posteriori est un documentaire sur la mémoire plus qu’un documentaire historique. Il traite de la difficulté de se souvenir d’évènements occultés de l’histoire officielle et dont peu
de traces matérielles sont conservées. Il souligne les tentatives de certains acteurs locaux pour faire vivre cette mémoire individuelle et collective. En s’attardant sur les propos singuliers que tiennent Émilio et François sur leurs expériences passées, ce documentaire
interroge le rapport que deux hommes entretiennent à leur mémoire.

 

Né en 1981, Mickaël Foucault, après des études d’histoire, devient professeur des écoles. Il enseigne actuellement dans une maternelle de la région parisienne. Passionné par le cinéma et la vidéo, il suit régulièrement des formations techniques aux outils
audio et vidéo et anime lui-même des ateliers auprès d’enfants. A Posteriori est son premier film documentaire. D’autres projets sont en cours d’écriture.

 

Née en 1983, Maëlle Maugendre prépare un doctorat d’histoire contemporaine sur « Les femmes espagnoles réfugiées en France entre 1939 et 1944 ». En 2010, elle fonde Adelante, une association internationale et pluridisciplinaire d’étudiants en
Master et Doctorat dont les recherches portent sur la Guerre d’Espagne, l’exil et la mémoire. Elle est également chargée de mission auprès de la Fédération des Associations et Centres d’Emigrés Espagnols en France et participe actuellement à un projet de création d’un Centre de Mémoire de l’Emigration Espagnole en France, dans le quartier de la Petite Espagne à La Plaine Saint Denis (93).

 

Vendredi 27 avril, 18h30, salle de cinéma de la Maison du Haut-Salat à Seix, entrée libre.

 

 

Vendredi 11 mai

 

Arnaud Dolidier, Où sont passés les anarchistes ? Le mouvement libertaire pendant la Transition démocratique espagnole (1975-1982)

 

Le mouvement libertaire a joué un rôle politique déterminant tout au long de la première moitié du vingtième siècle espagnol, notamment pendant la Guerre d’Espagne. Après des années d’exils et de résistances clandestines sous le franquisme, on le voit réapparaître pendant la Transition démocratique (1975-1982), notamment avec la reconstruction de la Confédération Nationale du Travail (CNT), centrale anarcho-syndicaliste fondée en 1910. Pourtant, l’histoire des anarchistes pendant la Transition reste considérée comme un phénomène marginal, les récits officiels faisant état de leur incapacité à « s’adapter » à un régime démocratique moderne.
Dolidier Arnaud se propose de restituer au préalable les faits et les interprétations de la Transition contenus dans les récits officiels, pour ensuite les confronter à l’histoire des anarchistes. L’étude du mouvement libertaire pendant la Transition montre que les causes de son exclusion et de sa marginalisation sont multiples. Elle nous permet également de réfléchir à son apparente disparition, et questionner la manière dont les perceptions dominantes sur la Transition ont été construites.

 

Dolidier Arnaud est doctorant en histoire contemporaine à l’université de Bordeaux III. Il travaille sous la direction de l’historien François Godicheau. Il est également membre d’Adelante, association internationale pluridisciplinaire de jeunes chercheurs et chercheuses, travaillant autour de la Guerre d’Espagne et de ses répercussions.

 

Vendredi 11 mai, 18h30, salle de cinéma de la Maison du Haut-Salat à Seix, entrée libre.

 

 

Vendredi 25 mai

 

Géraldine Ther, « La dame Guy étoit une méchante femme et capable de tout. » Les femmes dans les factums d’avocats de la fin du XVIIIe siècle

 

Les factums sont des plaidoiries écrites par des avocats. Ils étaient diffusés auprès du personnel judiciaire mais aussi d’un public plus large d’amateurs et de curieux de batailles judiciaires. Le fond de la Bibliothèque Nationale de France, riche de milliers de documents, est une mine d’or pour l’historien de la justice mais aussi du social. Les personnages féminins, mis en scène auprès de leurs familles, de leurs voisins où de leurs ennemis, sont issus des hautes sphères de la société, mais pas seulement. Les factums permettent de saisir de nombreuses catégories sociales, surtout urbaines, il est vrai. A travers les discours sur le rôle des femmes dans les procès pour héritage ou séparation, nous pouvons poser la question de l’autorité féminine et de sa place dans la famille et la société.

 

Géraldine Ther est doctorante, allocataire de recherche à l’université de Bourgogne. Agrégée d’histoire, elle est également chargée de cours à l’université Paris 7-Diderot. Sa thèse, sous la direction du Professeur Benoît Garnot, porte sur la place des femmes dans la famille et la société à travers les factums d’avocats de la fin du XVIIIe siècle.

 

Vendredi 25 mai, attention horaire : 21h, salle de cinéma de la Maison du Haut-Salat à Seix, entrée libre.

 

 



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